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Bravo à Corynn Thymeur

10 Avril 2013 , Rédigé par IMF-Bretagne Publié dans #Salon Maçonnique de Rennes

Bravo à Corynn Thymeur

Avec sa nouvelle Moi, je crois en toi (retrouvez-là dans Des Plumes dans l'encrier maçonnique, éditions Dervy), Corynn Thymeur a remporté le premier Trophée L'Encrier maçonnique, organisé par l'IMF-Bretagne sous l'égide de l'Institut Maçonnique de France, ouvert aux profanes comme aux maçons. Félicitations à Corynn pour cette nouvelle qui a fait la quasi unanimité du jury.

Photo ci-dessus : les trois lauréats du Trophée

Rencontre avec Corynn Thymeur !

Corynn, pourquoi avez-vous participé au Trophée L’Encrier maçonnique ?

Pour trois raisons, dans l'ordre :

- La première, pour faire plaisir à un ami très cher, mon ami JJB, pour lequel la FM est tellement importante que je n'ai pas eu à cœur de le décevoir en ne participant pas. Quand il m'a envoyé le règlement du concours, tout heureux à la pensée que j'y participe, je lui ai répondu "Pourquoi pas ?"

- La seconde, s'est imposée à moi en lisant le règlement du concours : je n'ai rien compris au thème imposé (article 4 du règlement) n'ayant aucune idée de ce que pouvait être "un ou des éléments de l'univers maçonnique issus des trois premiers degrés de la franc-maçonnerie". Du coup, cela devenait un défi à relever, un challenge. Je l'ai donc fait aussi pour m'amuser : serais-je capable d'écrire sur un sujet totalement inconnu ?

- La troisième est que le concours se déroulait en Bretagne.

Quelle était votre expérience de l’écriture de nouvelles ?

Je me considère comme nouvelliste. C'est le genre littéraire dans lequel je suis le plus à l'aise. Mon expérience en écriture de nouvelles est de deux sortes :

- J'ai écrit trois recueils de nouvelles (édités en auto édition).

- Je participe tous les ans à quelques concours de nouvelles (entre 5 et 10, suivant les années), pour le plaisir autant que pour améliorer mon style d'écriture.

Qu’avez-vous pensé de l’idée de ce concours ?

Ma toute première idée fut que ce concours n'était ouvert qu'aux francs-maçons, le thème imposé étant beaucoup trop incompréhensible pour un profane.

Ma seconde idée a été que ce concours était une façon très originale d'ouvrir la porte de la franc-maçonnerie à tous, profanes et maçons, pour un moment de partage exceptionnel autour des mots et de la plume. J'ai aimé cette idée. Elle m'a encouragée à chercher une "bonne" histoire.

Que retirez-vous de cette expérience ?

D'abord de la surprise : je ne me serais pas crue capable d'aller au bout du défi que représentait ce concours ; ensuite, la surprise d'avoir été lauréate, qui plus est sur le podium.

J'en retire la joie de mon ami JJB à l'annonce du palmarès, samedi dernier, malgré sa tristesse de ne pas avoir pu venir nous accompagner à Rennes, mon mari Ronan et moi.

Enfin, j'en retire un réel plaisir d'avoir effleuré un monde totalement inconnu avant, initialement par les mots que j'ai lu sur Internet, puis par les sourires d'accueil, les regards de sympathie ressentie lors de mon trop bref séjour dans le salon maçonnique du livre et de la culture de Rennes.

Quelle approche aviez-vous de la franc-maçonnerie avant cette participation ?

Il y a deux avant :

- Avant de connaître JJB : je n'avais aucune approche. J'entendais des choses complètement contradictoires sur le sujet de la franc-maçonnerie, certaines accusatrices, d'autres émerveillées, d'autres encore envieuses. Personnellement, je ne m'étais pas fait d'opinion. Comment se faire une opinion sur quelque chose qu'on ne connaît pas ? et puis, le sujet ne m'intéressait pas, je n'en avais aucune curiosité.

- Après avoir connu JJB : je pense pouvoir dire que ce qui le caractérise le plus, c’est qu’il est maçon. Il est toujours à l'écoute des autres, dans le partage, l'explication. Il est dans l' "humain". En discutant avec lui, j'ai pensé que c'était la franc-maçonnerie qui lui montrait la voie et que donc la franc-maçonnerie devait être quelque chose de bien.

- Avant de faire ce concours de nouvelles, je ne pensais pas que le sujet de la franc-maçonnerie m'intéresserait à ce point. J'ai adoré faire des recherches pour tenter de comprendre les symboles, les mots. Je me suis fourvoyée, trompée bien des fois, peut-être même à chaque fois. Vous n'êtes pas simples à appréhender, pour un profane.

- Après être venue à Rennes, au salon maçonnique... je dois dire que trois personnes m'ont profondément marquées pendant ce salon. Le premier est Monsieur Roger Dachez, parce que je comprenais tout ce qu'il disait. Il savait se mettre à la portée de son auditoire, exercice difficile puisque celui-ci était composé de maçons et de profanes. Les deux autres personnes étaient deux dames qui sont venues spontanément me voir à ma descente de l'estrade après la remise des prix. Elles m'ont appelée "soeur" et m'ont tutoyée. Elles étaient tellement chaleureuses ! Elles m'ont... je pense que le mot le plus juste est "accueillie". J'ai bien évidement immédiatement précisé que je n'étais qu'une profane, mais leur présence est restée sincère. Cette sororité m'a profondément touchée. Elles m'ont toutes les deux invitée à me rapprocher d'une loge maçonnique de femmes dans le Gers. Je ne sais pas si je le ferai ; je n'y avais pas pensé avant, j'ai besoin d'y réfléchir posément avant de prendre une décision.

Comment avez-vous choisi de mettre en scène la maçonnerie dans votre nouvelle ?

Mon ami JJB a voulu m'aider dans mon écriture en m'envoyant quelques documents. Je n'y ai rien compris, alors je suis allée sur Internet. J'ai trouvé quelques planches, certaines totalement opaques à ma compréhension, d'autres très intéressantes à lire.

Je me suis rapidement rendu compte que je ne saurai pas écrire une nouvelle avec un héros franc-maçon. Il ne me restait plus qu'à prendre un héros profane, et de mettre en scène la maçonnerie par le biais d'une initiation de fortune, passant presque au second plan devant les valeurs de fraternité, d'amitié, de confiance, agissant comme un phare dans la nuit... d'où la présence d'un phare dans ma nouvelle.

Je vais vous faire rire, mais lorsque, dans ma nouvelle, je réponds à une question par une autre question, sans en donner la réponse, eh bien c'est tout simplement parce que je n'ai pas trouvé la réponse à la question et que toujours aujourd'hui, j'en ignore le sens. Par exemple, les lettres M et B ; autre exemple, la symbolique du verso du tablier maçonnique. Ce n'était qu'une pirouette littéraire (rire !). J'ai préféré faire ça plutôt que d'étaler une connaissance que je n'avais pas.

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