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Editions et librairies

14 Avril 2013 , Rédigé par IMF-Bretagne Publié dans #Liens

Editeurs proposant des collections maçonniques

Dervy

  • http://dervy-medicis.com/

Trédaniel/Le Courrier du Livre/Vega

  • http://www.editions-tredaniel.com/

Editions de la Hutte

  • http://www.editionsdelahutte.com/

Ivoire-Clair

  • http://www.ivoire-clair.fr/

Editions Maçonniques de France

  • http://edimaf.over-blog.com/

Editions Trajectoire

  • http://www.piktos.fr/index-lg1.php?edition-nom=trajectoire

Editions de Midi

  • http://www.editionsdemidi.fr/

Jean-Cyrille Godefroy

  • http://www.editionsjcgodefroy.fr/

Editions La Pierre philosophale

  • http://lapierrephilosophale.free.fr/editions/index.html

Le Mercure Dauphinois

  • http://www.lemercuredauphinois.fr/

Mémogrames

  • http://memogrames.skynetblogs.be/

Librairies maçonniques ou à rayons maçonniques

La Rose Mystique, Rennes

  • http://www.larosemystique.fr/

Siloé/Chapitre.com, Laval

  • http://librairies.chapitre.com/719-librairie-chapitre-siloe-de-laval

Forum du Livre/Chapitre.com, Rennes

  • http://librairies.chapitre.com/737-librairie-chapitre-forum-du-livre-de-rennes

DETRAD, Paris

  • http://www.detrad.com/

La Librairie du Graal, Paris

  • http://librairie-graal-esoterique-livres-anciens-vente-tarot.librairiedugraal.com/

L'autre Rive, Nantes

  • http://www.autrerive-librairie-nantes.fr/

Dix de Coeur, Nantes

  • http://www.dixdecoeur.com/

La nouvelle culture, Brest

  • http://nouvelleculture.com/

Savoir Être, Tours

  • http://www.librairie-savoir-etre.com/
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Souvenirs photographiques du Salon

11 Avril 2013 , Rédigé par IMF-Bretagne Publié dans #Salon Maçonnique de Rennes

Souvenirs photographiques du Salon
Souvenirs photographiques du Salon
Souvenirs photographiques du Salon
Souvenirs photographiques du Salon
Souvenirs photographiques du Salon
Souvenirs photographiques du Salon
Souvenirs photographiques du Salon
Souvenirs photographiques du Salon
Souvenirs photographiques du Salon
Souvenirs photographiques du Salon
Souvenirs photographiques du Salon
Souvenirs photographiques du Salon
Souvenirs photographiques du Salon
Souvenirs photographiques du Salon
Souvenirs photographiques du Salon
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Merci à la librairie Siloé/Chapitre.com de Laval

10 Avril 2013 , Rédigé par IMF-Bretagne Publié dans #Salon Maçonnique de Rennes

Merci à la librairie Siloé/Chapitre.com de Laval

A côté des éditions Dervy, s'il est bien un autre acteur que nous ne pouvons que remercier pour sa part active prise dans la réussite du Trophée L'Encrier maçonnique, c'est la librairie Siloé/Chapitre.com de Laval, et sa directrice, Lydie Mouchoux. Très tôt, elle a souhaité accompagner notre démarche et en a saisi le sens. Ainsi a-t-elle accepté de primer le concours en récompensant de belle manière (parure stylo, carnets d'écriture de choix...) les trois meilleures nouvelles et en offrant le Trophée lui-même du vainqueur.

Rencontre avec Lydie Mouchoux

Pourquoi avez-vous accepté de sponsoriser le Trophée L’Encrier maçonnique ?

Participer au jury du concours de nouvelles maçonniques m’a séduit pour plusieurs raisons. J’aime les nouvelles, les réhabiliter auprès des éditeurs est une gageure ; Ils sont frileux, prétendent que « la nouvelle » ne se vend plus. Il me semble au contraire, qu’elle a toute sa place dans notre vie « trépidante » et se cale parfaitement dans nos emplois du temps et dans nos budgets. Elle correspond et reflète nos sociétés et c’est par ailleurs, un exercice délicat.

La possibilité d’ « embarquer » toute une équipe de libraires dans une belle aventure originale et littéraire et fédérer autour d’un projet ambitieux comme celui-là, ce n’est pas si fréquent et cela m’a tentée immédiatement. Ma curiosité aussi était piquée et l’envie de participer forte.

La relation de confiance, d’abord nait de mon amitié avec une membre de l’équipe organisatrice, puis des rendez-vous et des échanges avec les coordinateurs du projet m’ont définitivement convaincus.

Pour toutes ces raisons, sponsoriser le trophée L’Encrier maçonnique m’a semblé tout naturel et répondait au plaisir de découvrir des nouvelles inédites, de les partager avec mon équipe, d’être actifs et acteurs (avec d’autres) de l’édition des 11 nouvelles retenues. Voilà de quoi nourrir beaucoup d’enthousiasme !

Que retirez-vous de cette expérience et de votre participation au salon ?

De cette expérience, je retire de précieux contacts et de belles rencontres, des perspectives de conférences et de dédicaces. Des conseils avertis et professionnels m’ont été fraternellement transmis pour garantir une offre plus appropriée aux besoins du marché lavallois et pour que ce lieu unique qu’est la librairie, puisse apporter à sa clientèle potentielle des réponses pertinentes et qualitatives.

Personnellement, j’ai aussi beaucoup appris, à la fois des échanges sur le salon, mais aussi de l’érudition des conférenciers. L’ouverture de la Maçonnerie vers le grand public m’a tout d’abord étonnée, car j’ignorais que ces salons et cette volonté existaient. Je ne suis pas surprise qu’ils rencontrent un franc succès auprès du public maçonnique. Cependant, ces salons sont encore méconnus du public profane, qui malgré sa curiosité reste méfiant et n’a comme seule source d’information que la presse et ses allégations. C’est pourquoi, ces rendez-vous me paraissent intéressants et probablement incontournables.

Librairie Chapitre/Siloé de Laval

5 Rue du Général de Gaulle 53000 Laval

02 43 59 11 50

http://librairies.chapitre.com/719-librairie-chapitre-siloe-de-laval

Merci à la librairie Siloé/Chapitre.com de Laval
Merci à la librairie Siloé/Chapitre.com de LavalMerci à la librairie Siloé/Chapitre.com de LavalMerci à la librairie Siloé/Chapitre.com de Laval
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Merci à Dervy

10 Avril 2013 , Rédigé par IMF-Bretagne Publié dans #Salon Maçonnique de Rennes

Merci à Dervy

Sous le titre Des plumes dans l'encrier maçonnique, les éditions Dervy ont édité le recueil des meilleurs textes du concours de nouvelles maçonniques que l'IMF-Bretagne a organisé pour le 2e Salon maçonnique de Rennes. Nous ne pouvons que remercier et être reconnaissant envers Dervy et, en tout premier lieu, son directeur Bernard Renaud de la Faverie, pour nous avoir accompagné dans ce projet. Sans leur aide active, sans leur fidélité, et la qualité de leur réalisation, une part majeure de la réussite de ce Trophée L'Encrier maçonnique aurait manqué et nous n'aurions pu disposer à temps de l'ouvrage pour le Salon.

Une belle prouesse technique quand on sait que le concours avait pour date limite le 31 décembre et que le jury disposait donc d'un mois pour relire les nouvelles. Deux petits mois ensuite pour réaliser, harmoniser les textes, corriger, relire ne furent pas de trop.

S'il était déjà présent ce WE au salon, le livre sera réellement commercialisé en librairie en juin (ce temps étant nécessaire pour correctement diffuser le titre ; les connaisseurs du monde de l'édition comprendront). C'est en tous les cas une belle marque de confiance et d'amitié qu'a manifesté ici Dervy et Bernard en nous offrant cette réalisation.

Depuis 1946, les éditions Dervy sont devenus l'un des fleurons - pour ne pas dire "le" fleuron - des éditions de sagesse, de spiritualité et de sciences humaine de vulgarisation de qualité (sans négliger pour autant les ouvrages de spécialisation pointues) avec, en premier lieu, la franc-maçonnerie. On compte au catalogue des éditions certaines des plus grandes références de la maçonnerie : Wirth ou Boucher hier, Mainguy, Dachez, Hivert-Messeca, Kervella, Mollier ou Pozarnic, aujourd'hui (pour ne citer que ceux-là au risque d'attrister certains, qui, n'en doutons pas, ne nous en tiendrons pas rigueur ; mais parcourez le catalogue, la liste des auteurs de renom est impressionnante). Depuis maintenant des années, Dervy est dirigé de main de maître par Bernard Renaud de la Faverie, qui, dans une autre vie, fut à la tête d'une des adresses mythiques du monde de l'édition ésotérique, la librairie La Table d'Emeraude, dans le Quartier latin.

Merci encore une fois à eux. Et merci aux lecteurs de faire le meilleur accueil à ce recueil pour que ce premier Trophée L'Encrier maçonnique soit l'annonciateur de beaucoup d'autres.

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Bravo à Corynn Thymeur

10 Avril 2013 , Rédigé par IMF-Bretagne Publié dans #Salon Maçonnique de Rennes

Bravo à Corynn Thymeur

Avec sa nouvelle Moi, je crois en toi (retrouvez-là dans Des Plumes dans l'encrier maçonnique, éditions Dervy), Corynn Thymeur a remporté le premier Trophée L'Encrier maçonnique, organisé par l'IMF-Bretagne sous l'égide de l'Institut Maçonnique de France, ouvert aux profanes comme aux maçons. Félicitations à Corynn pour cette nouvelle qui a fait la quasi unanimité du jury.

Photo ci-dessus : les trois lauréats du Trophée

Rencontre avec Corynn Thymeur !

Corynn, pourquoi avez-vous participé au Trophée L’Encrier maçonnique ?

Pour trois raisons, dans l'ordre :

- La première, pour faire plaisir à un ami très cher, mon ami JJB, pour lequel la FM est tellement importante que je n'ai pas eu à cœur de le décevoir en ne participant pas. Quand il m'a envoyé le règlement du concours, tout heureux à la pensée que j'y participe, je lui ai répondu "Pourquoi pas ?"

- La seconde, s'est imposée à moi en lisant le règlement du concours : je n'ai rien compris au thème imposé (article 4 du règlement) n'ayant aucune idée de ce que pouvait être "un ou des éléments de l'univers maçonnique issus des trois premiers degrés de la franc-maçonnerie". Du coup, cela devenait un défi à relever, un challenge. Je l'ai donc fait aussi pour m'amuser : serais-je capable d'écrire sur un sujet totalement inconnu ?

- La troisième est que le concours se déroulait en Bretagne.

Quelle était votre expérience de l’écriture de nouvelles ?

Je me considère comme nouvelliste. C'est le genre littéraire dans lequel je suis le plus à l'aise. Mon expérience en écriture de nouvelles est de deux sortes :

- J'ai écrit trois recueils de nouvelles (édités en auto édition).

- Je participe tous les ans à quelques concours de nouvelles (entre 5 et 10, suivant les années), pour le plaisir autant que pour améliorer mon style d'écriture.

Qu’avez-vous pensé de l’idée de ce concours ?

Ma toute première idée fut que ce concours n'était ouvert qu'aux francs-maçons, le thème imposé étant beaucoup trop incompréhensible pour un profane.

Ma seconde idée a été que ce concours était une façon très originale d'ouvrir la porte de la franc-maçonnerie à tous, profanes et maçons, pour un moment de partage exceptionnel autour des mots et de la plume. J'ai aimé cette idée. Elle m'a encouragée à chercher une "bonne" histoire.

Que retirez-vous de cette expérience ?

D'abord de la surprise : je ne me serais pas crue capable d'aller au bout du défi que représentait ce concours ; ensuite, la surprise d'avoir été lauréate, qui plus est sur le podium.

J'en retire la joie de mon ami JJB à l'annonce du palmarès, samedi dernier, malgré sa tristesse de ne pas avoir pu venir nous accompagner à Rennes, mon mari Ronan et moi.

Enfin, j'en retire un réel plaisir d'avoir effleuré un monde totalement inconnu avant, initialement par les mots que j'ai lu sur Internet, puis par les sourires d'accueil, les regards de sympathie ressentie lors de mon trop bref séjour dans le salon maçonnique du livre et de la culture de Rennes.

Quelle approche aviez-vous de la franc-maçonnerie avant cette participation ?

Il y a deux avant :

- Avant de connaître JJB : je n'avais aucune approche. J'entendais des choses complètement contradictoires sur le sujet de la franc-maçonnerie, certaines accusatrices, d'autres émerveillées, d'autres encore envieuses. Personnellement, je ne m'étais pas fait d'opinion. Comment se faire une opinion sur quelque chose qu'on ne connaît pas ? et puis, le sujet ne m'intéressait pas, je n'en avais aucune curiosité.

- Après avoir connu JJB : je pense pouvoir dire que ce qui le caractérise le plus, c’est qu’il est maçon. Il est toujours à l'écoute des autres, dans le partage, l'explication. Il est dans l' "humain". En discutant avec lui, j'ai pensé que c'était la franc-maçonnerie qui lui montrait la voie et que donc la franc-maçonnerie devait être quelque chose de bien.

- Avant de faire ce concours de nouvelles, je ne pensais pas que le sujet de la franc-maçonnerie m'intéresserait à ce point. J'ai adoré faire des recherches pour tenter de comprendre les symboles, les mots. Je me suis fourvoyée, trompée bien des fois, peut-être même à chaque fois. Vous n'êtes pas simples à appréhender, pour un profane.

- Après être venue à Rennes, au salon maçonnique... je dois dire que trois personnes m'ont profondément marquées pendant ce salon. Le premier est Monsieur Roger Dachez, parce que je comprenais tout ce qu'il disait. Il savait se mettre à la portée de son auditoire, exercice difficile puisque celui-ci était composé de maçons et de profanes. Les deux autres personnes étaient deux dames qui sont venues spontanément me voir à ma descente de l'estrade après la remise des prix. Elles m'ont appelée "soeur" et m'ont tutoyée. Elles étaient tellement chaleureuses ! Elles m'ont... je pense que le mot le plus juste est "accueillie". J'ai bien évidement immédiatement précisé que je n'étais qu'une profane, mais leur présence est restée sincère. Cette sororité m'a profondément touchée. Elles m'ont toutes les deux invitée à me rapprocher d'une loge maçonnique de femmes dans le Gers. Je ne sais pas si je le ferai ; je n'y avais pas pensé avant, j'ai besoin d'y réfléchir posément avant de prendre une décision.

Comment avez-vous choisi de mettre en scène la maçonnerie dans votre nouvelle ?

Mon ami JJB a voulu m'aider dans mon écriture en m'envoyant quelques documents. Je n'y ai rien compris, alors je suis allée sur Internet. J'ai trouvé quelques planches, certaines totalement opaques à ma compréhension, d'autres très intéressantes à lire.

Je me suis rapidement rendu compte que je ne saurai pas écrire une nouvelle avec un héros franc-maçon. Il ne me restait plus qu'à prendre un héros profane, et de mettre en scène la maçonnerie par le biais d'une initiation de fortune, passant presque au second plan devant les valeurs de fraternité, d'amitié, de confiance, agissant comme un phare dans la nuit... d'où la présence d'un phare dans ma nouvelle.

Je vais vous faire rire, mais lorsque, dans ma nouvelle, je réponds à une question par une autre question, sans en donner la réponse, eh bien c'est tout simplement parce que je n'ai pas trouvé la réponse à la question et que toujours aujourd'hui, j'en ignore le sens. Par exemple, les lettres M et B ; autre exemple, la symbolique du verso du tablier maçonnique. Ce n'était qu'une pirouette littéraire (rire !). J'ai préféré faire ça plutôt que d'étaler une connaissance que je n'avais pas.

Bravo à Corynn ThymeurBravo à Corynn Thymeur
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Un entretien d'Unidivers à propos du Salon

10 Avril 2013 , Rédigé par IMF-Bretagne

Un entretien d'Unidivers à propos du Salon

Elle se dit volontiers discrète, pourtant par la nature initiatique de la démarche qu’elle propose elle est fondamentalement secrète. Il faut toutefois bien constater que depuis quelques années elle multiplie les occasions de l’approcher. Ce sera le cas les 6 et 7 avril lors du 2nd Salon Maçonnique du Livre et de la Culture de Rennes. Une opportunité pour ceux et celles qu’elle intrigue de tenter d’en percevoir l’essence, en gardant cependant à l’esprit ce sonnet du XVIIIe siècle : « Pour le public un franc-maçon sera toujours un vrai problème, qu’il ne pourra résoudre au fond qu’en devenant maçon lui-même ». Entretien avec Arnaud d’Apremont, délégué ouest de l’Institut Maçonnique de France Coordinateur du Salon Maçonnique de Rennes.

  • Un quotidien régional titrait récemment à propos du Salon « Opération séduction chez les francs-maçons », la Franc-maçonnerie a-t-elle besoin de séduire ?

« Séduction » est assurément un terme impropre, même si le titre que vous évoquez ne se voulait sans doute pas indélicat. Depuis plusieurs années maintenant, les Salons Maçonniques du Livre se multiplient sous l’égide de l’Institut Maçonnique de France (IMF) qui en est à l’initiative et qui a été créé pour cela, conjointement par les principales obédiences françaises. Il n’y a là aucune idée de manipulation, aucune sorte de faux-semblants ou d’artifice (ce que l’idée de séduction pourrait induire). Il n’y a de la part des organisateurs de ces salons pas d’autres intentions que celle de partager : partager un vécu, une connaissance, une joie, échanger… Il s’agit donc, au contraire, d’une ouverture vers l’autre, une invitation au dialogue. Contrairement à ce que l’on croit souvent ou à ce que l’on veut laisser croire, la franc-maçonnerie est ouverte à tous, sans volonté de séduire ou de convaincre, mais juste de témoigner, sans doute, au passage, de lever des équivoques, et de s’enrichir intérieurement de la découverte réciproque. Et l’organisation de ces salons est aussi une très belle aventure entre frères, sœurs et même profanes pour se découvrir, mais surtout, construire quelque chose ensemble. Enfin, un Salon, c’est avant tout l’occasion de découvrir et de rencontrer des auteurs, de les écouter, donc encore une fois, d’échanger.

  • S’agit-il d’un salon maçonnique du livre ou d’un salon du livre maçonnique ?

Un « salon maçonnique », et la nuance est importante. Autour d’un tel événement, ce sont des valeurs qui s’expriment, une sensibilité, une philosophie de vie, un état d’esprit et de cœur. Le Salon maçonnique est un lieu de rencontre qui pourrait s’articuler autour d’autres formes d’art, de réflexion, d’échange. Dans la plupart des cas, parce que cela reste un médium majeur, ces salons s’organisent autour du livre. Mais il pourrait s’agir de bien d’autres choses et nous avons l’espoir d’ouvrir très vite à d’autres formes de cultures ou d’arts, tels que la musique, le théâtre, le cinéma… Que serait d’ailleurs le « livre maçonnique » ? Un livre sur la maçonnerie ? Un livre écrit par ou pour des francs-maçons ? Voilà une notion bien réductrice quand nous nous inscrivons dans l’ouverture. Parmi les auteurs et intervenants présents, il y a aussi bien des maçons que de nombreux profanes.

Il y a donc ici, par ces Salons, la célébration et le partage de valeurs s’exprimant par le support du livre et de la culture.

  • Quel bilan avez-vous fait de la première édition de ce salon en 2011 ?

Le premier salon avait été un galop d’essai dans un cadre beaucoup plus modeste (l’un des espaces maçonniques rennais). Des frères et sœurs de toutes les obédiences locales, mais aussi des profanes, partageant les mêmes valeurs d’ouverture et d’humanisme s’étaient réunis pour agréger leurs énergies et permettre de faire venir à Rennes des auteurs, qu’il aurait été plus difficile d’obtenir sans cette conjonction des forces. Mais y’avait-il un public pour cela à l’ouest et à Rennes en particulier ? L’expérience a prouvé que oui. Elle a dépassé nos prévisions et l’IMF, sous l’égide duquel cette première édition avait été organisée, a demandé à l’équipe d’origine de continuer, cette fois directement dans le cadre de cette réunion des grandes obédiences françaises. Et c’est ainsi qu’a été constitué l’IMF-Bretagne, pour coordonner le deuxième salon.

  • Qu’est-ce que, justement, l’IMF et l’IMF-Bretagne ?

L’IMF a été créé en 2002 par les plus grandes obédiences qui constituaient alors la Franc-maçonnerie française (GODF, GLDF, DH, GLFF et GLTSO pour citer celles qui sont représentées à Rennes). Elles étaient 9 à l’origine et 12 aujourd’hui. L’IMF a pour « objectif essentiel de permettre à tous publics intéressés de découvrir les valeurs culturelles et éthiques de la franc-maçonnerie, à travers son patrimoine historique, littéraire et artistique. » En somme, il s’agit là de trouver une plateforme commune, fraternelle, s’enrichir de nos différences, construire ensemble, au-delà de nos spécificités. On peut dire qu’ici, à Rennes, ce dessein a été parfaitement atteint et l’expérience des deux salons a fait grandir les participants dans leur pratique et leurs découvertes des autres. Un vrai travail en commun. Un beau chantier. L’IMF-Bretagne est donc la délégation ouest de l’IMF comme il existe l’IMF-Provence qui organise notamment le salon de Marseille.

  • Pour cette édition vous organisez un concours de nouvelles, les auteurs ont-il été nombreux à concourir ?

L’idée du concours s’est inscrite dans une sorte d’élan naturel. Nous avions envie de créer une dynamique, susciter un engouement au-delà des simples limites du Salon. Le concours s’est imposé naturellement. Déjà parce que beaucoup d’entre nous étaient passionnés par ce genre, quand ils n’en étaient pas de modestes acteurs. Mais aussi parce qu’il existe aujourd’hui une véritable école rennaise du polar (autour d’auteurs comme David Khara, Frédéric Paulin et l’association Calibre 35), comme il y eut jadis –et encore une partie – une école rennaise de la musique au sein de la scène française. C’était donc là une façon de marquer notre sensibilité bretonne. Nous espérions une vingtaine de nouvelles. C’est ce que nous avions annoncé aux membres du jury (un jury que nous avons voulu paritaire à 50/50 : maçons-profanes, hommes-femmes, Rennais-non Rennais). Nous en avons reçu 44. Et dans le mois suivant la clôture, une vingtaine de plus nous ont demandé s’il était encore possible de participer. Mais c’était fini. Le jury devait travailler et permettre la sortie dans les temps, pour le salon, du recueil des 10 meilleures (11 au final), édité par les éditions Dervy sous le titre : des plumes dans l’encrier maçonnique. Rendez-vous pour les retardataires dans deux ans, car nous comptons bien pérenniser ce trophée baptisé l’Encrier maçonnique et primé, cette année, par les librairies Chapitre.com de Laval (Siloé) et Rennes (Forum du Livre)

  • Quelles réflexions vous inspire le succès des romans autour de la Franc-Maçonnerie ? Son mystère attire ?

La fiction autour de la franc-maçonnerie existe quasiment depuis les origines. Les grands mythes fondateurs, en quelque sorte, participent de ce mouvement. Sans s’étendre exagérément ici sur un sujet néanmoins passionnant, on pourrait citer quantité de grandes œuvres de fiction qui ont pour cœur la franc-maçonnerie, que ce soit allégoriquement ou directement, tant à travers son histoire, que ses valeurs ou sa symbolique initiatique. Contentons-nous de citer ici Le Livre de la Jungle, de Rudyard Kipling. Mais il est certain que les dernières années ont vu paraître nombre de romans – et même plus spécifiquement de polars –mettant en scène l’univers maçonnique. Il y a naturellement Le Symbole perdu, de Dan Brown. Mais les vrais précurseurs du genre, ceux qui lui ont donné ses titres de noblesse et ont ouvert la voie à un véritable courant éditorial, ce sont Éric Giacometti et Jacques Ravenne que nous nous réjouissons d’accueillir cette année au Salon de Rennes pour une table ronde autour de « la fonction de l’imaginaire dans la franc-maçonnerie ». Assurément, la fiction touche différemment le lecteur. Elle s’adresse à des fonctions cognitivo-mémorielles spécifiques qui facilitent assurément l’identification et l’assimilation. Pensons à des Grimm ou à des Tolkien, dont ce ne sont pas les œuvres érudites éminentes qui traversent les siècles, mais bien leurs fictions dans lesquelles ils n’expriment pourtant point d’autres idées que dans leurs essais. Alors, certes, la maçonnerie a toujours inspiré la fiction et le mystère, réel ou fantasmé, qui l’entoure est assurément propre à exalter l’imaginaire. Est-ce que, pour autant, la lecture d’un roman ou d’un polar peut attirer un profane vers la porte du temple ? Sans doute pas. Et assurément, la démarche authentique et humaniste qui doit être celle du franc-maçon ne peut se nourrir exclusivement qu’à la source de la littérature. Cette lecture peut néanmoins représenter une petite marche sur le chemin qui n’augure en rien de ce que donnera l’éventuel parcours maçonnique. On ne peut ici manquer de penser à un parallèle avec le fameux Troisième œil, de Lobsang Rampa. Alors qu’il était prétendument l’œuvre d’un lama tibétain, on a su pratiquement dès sa parution en 1956 qu’il s’agissait d’une pure fiction, d’une mystification, ce qui ne l’a pas empêché d’attirer nombre de fidèles vers le bouddhisme pendant près de trois décennies ; fidèles qui, pour la très grande majorité de ceux-là, ont effectué de très beaux parcours dans les pas du Bouddha. Comme quoi, même la plus parfaite fiction, en parlant au cœur, peut mener vers l’authentique.

  • Vous évoquez beaucoup les valeurs de la maçonnerie. Quelles sont-elles selon vous ?

Là encore, cette question mériterait d’amples développements. Incontestablement, les Salons maçonniques du livre témoignent bien de la dimension kaléidoscopique de la maçonnerie. Sans aller jusqu’à dire qu’il y a autant de maçonneries qu’il y a de maçons – encore que le débat pourrait se poser –, il est certain que les motivations, les approches des frères et des sœurs peuvent être très variées. Certains seront particulièrement intéressés par les débats sociétaux, d’autres par la symbolique ou le travail sur soi, d’autres encore par la recherche ou l’histoire… Mais malgré tout, il existe d’évidentes valeurs communes, tendant à toujours s’ouvrir à l’autre, à dépasser les préjugés, à comprendre les nuances de langage, à retenir ce qui rassemble plutôt que ce qui sépare… Il est des termes sur lesquels nous nous accordons plus ou moins tous, des notions qui ont jalonné l’histoire de la maçonnerie jusqu’à construire la société, de la Déclaration des droits de l’homme à l’école pour tous en passant par l’abolition de l’esclavage et maintes lois sociales. Pour être plus complet, nous travaillons ensemble à l’élaboration d’un film court pour compléter le Salon, et traduire synthétiquement ce que nous sommes, donc les valeurs qui nous rassemblent. Ce document s’axerait autour de sept mots-clés sans que ce soit totalement réducteur. Les mots ne sont pas encore totalement arrêtés, mais il y aura assurément Liberté, Égalité, Fraternité, bien sûr. Humanisme, évidemment, ainsi que Tolérance et Laïcité (en comprenant que l’approche de celle-ci peut être variée au sein de la maçonnerie, mais le mot est, en soi, une excellente base d’échange). La Connaissance est aussi un aspect-clé de la maçonnerie, ainsi que l’Amour. Et nous sommes déjà à huit termes, à moins que ce dernier ne soit, en lui-même, un résumé de ce que nous sommes. Le projet est en tous les cas galvanisant.

  • Vous avez signé la Charte « Oui au Breton », dans quels buts ?

La franc-maçonnerie est universelle. Elle est aussi la découverte de l’autre, de ses différences, de ses richesses. Les Salons maçonniques en sont la manifestation. Tout en exaltant ces notions d’universalité et les valeurs évoquées plus haut, ils se veulent aussi la vitrine de certaines spécificités, voire la défense de minorités (et, dans ce cadre, le breton et les valeurs spécifiques véhiculées par cette langue méritent d’être défendus). Il y avait quantité de raisons, a-t-on estimé au sein de l’IMF-Bretagne, pour signer cette charte « Ya d’ar Brezhoneg/Oui au breton » de l’Office public de la langue bretonne, dépendant du Conseil régional. Dans les valeurs défendues par l’Office, le travail sur la langue et son rayonnement, le symbolisme qui s’y ancre et s’y exalte, nous retrouvions nombre de nos propres valeurs. À dire vrai, nous ne nous sommes guère posé de question, mais ce partage c’est un peu imposé comme une évidence.

  • La Bretagne : Terre d’initiation(s) ?

On pourrait aussi décliner « la Bretagne : terre d’accueil, d’humanisme, de partage ». Qui pourrait nier qu’un véritable esprit généreux s’exhale de cette terre ? Paradoxalement, c’est peut-être justement pour cette raison que la franc-maçonnerie a mis plus de temps à se diffuser à l’ouest : les valeurs maçonniques étaient déjà totalement naturelles ici, comme si le Breton maçonnait comme M. Jourdain faisait de la prose. La Bretagne, entre ciel et mer, c’est la terre de l’homme, travailleur et humble face à l’adversité et à la Nature. Une belle allégorie de la maçonnerie et de son esprit de ténacité, de persévérance et de générosité. La littérature et la légende ont voulu en faire la terre de l’un des plus grands symboles de l’Initiation, le Graal. L’image est appropriée.

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Un article Ouest-France sur le Salon

10 Avril 2013 , Rédigé par IMF-Bretagne

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Un bilan du Salon très satisfaisant

9 Avril 2013 , Rédigé par IMF-Bretagne Publié dans #Salon Maçonnique de Rennes

Un bilan du Salon très satisfaisant

Les points forts :

800 personnes (nous espérions 500 ; nous rêvions de 1000). Un programme de qualité et équilibré (donnant sa place au profane comme à l'érudit, au léger comme au sérieux, à l'histoire et au symbolisme comme à la société). Des exposants ostensiblement heureux et prêts à revenir à Rennes. Un banquet très convivial le samedi soir réunissant participants et amis autour de la guitare d'Alain Subrebost. Des queues de fidèles lecteurs attendant leur dédicace (et ne parlons pas de celle qui prenait d'assaut le duo Giacometti-Ravenne). Une table ronde des dignitaires (DH, GLDF, GLFF) suivie et permettant de souligner tant ce qui fait la spécificité de chacun que ce qui nous rassemble...

Il y a tout lieu de se réjouir du bilan de ce 2e salon maçonnique de Rennes. Et la convivialité marquée et soulignée ainsi que les sourires à la pelle (même si nous aurions envie de dire ici "à la truelle", mais la pelle s'applique mieux) sont la plus belle des récompenses.

Et, osons le dire, notre petite fierté a incontestablement été l'organisation du concours de nouvelles maçonniques, baptisé depuis le Trophée L'Encrier maçonnique. Le magnifique recueil des onze meilleures nouvelles éditées par Dervy, Des plumes dans l'encrier maçonnique, est la concrétisation de ce projet qui tenait au coeur de notre petite équipe organisatrice.

Plus généralement, on aura observé que de nombreux visiteurs venaient pour une intervention particulière. Ainsi put-on voir encore le dimanche à 16.00, des spectateurs arriver pour la toute dernière intervention du salon, celle de Yannic Rome sur l'histoire de la franc-maçonnerie en Bretagne. On remarquera également que le public du samedi était très différent de celui du dimanche (ce dernier, plus profane) et qu'il y avait même une différence entre le dimanche matin et le dimanche après-midi.

Nous avions fait le choix - quelque peu contraint, toutefois, le samedi - d'organiser tout le salon dans la même grande salle, exposants et conférences. Il fallait l'essayer, ne pas laisser à l'écart les auteurs en dédicaces ou les libraires et autres participants qui regrettaient souvent de ne pas entendre les interventions et, aussi, de ne pas voir parfois des spectateurs assistant aux conférences sans passer par les espaces librairies ou obédiences.

Les points faibles :

Naturellement, un bilan tient aussi compte des points d'amélioration à envisager, donc des points faibles du salon.

Ainsi on regrettera :

  • un certain brouhaha (pas nécessairement ressenti par tous), du fait de la promiscuité des conférences et des exposants. Comme dit ci-dessus, il y avait des raisons positives pour le faire. Il fallait le tenter. Il y a des solutions pour l'avenir, car les points positifs demeurent. Ainsi a-t-on vu un éminent spectateur de Yannic Rome, entendant celui-ci citer une référence, se lever, se précipiter vers une des librairies, acquérir l'ouvrage et revenir à sa place. Il fallait jouer le jeu. Un soupçon de discipline supplémentaire aurait été de bon aloi. Nous allons y travailler pour l'avenir car la formule était bonne.
  • l'absence du GODF à la table ronde des dignitaires. Elle était prévue, bien évidemment, attendue, et jusqu'à une dizaine de jours du salon dans le programme. Un impromptu bien involontaire de notre part l'a empêché. Même en interne, plusieurs responsables du GODF présents n'avaient pas eu l'information de cette absence. La fête aurait été encore plus belle avec tout le monde. Elle le sera la prochaine fois, n'en doutons pas. (Parallèlement, Jean Dubar, le Grand Maître de la GLTSO, qui se trouvait lui-même, la veille, en colloque avec les trois autres intervenants au salon et qui leur avait confirmé sa présence, a eu un impondérable de toute dernière minute. Cela fait, là encore, partie de nos regrets).
  • les panneaux informatifs. Ils étaient prêts, déclinant l'histoire, le symbolisme, les valeurs de la maçonnerie, les rites... Soyons clairs : une simple question de budget nous a fait choisir de ne pas les réaliser cette année. Mais tout est là et, les temps plus propices aidant, ils seront présents au prochain salon.
  • l'exposition de peintures maçonniques. Elle était elle aussi prévue. Mais les oeuvres n'ont pu être présentes à temps.

D'immenses satisfactions donc, des regrets aussi. Mais tout cela nous offre de formidables marges de progression et des idées plein la tête pour demain. Cette année, le Salon maçonnique de Rennes s'est résolument inscrit dans le paysage maçonnique. Avec la 3e édition (prévue en avril 2015), gageons qu'il s'y ancrera et que les petits impairs de jeunesse auront disparu.

Alors, ce sera la fête de tous dont nous rêvons.

En attendant, gardons le lien. De petits films réalisés à l'occasion de ce salon devraient notamment y contribuer. Nous les mettrons prochainement en ligne. Et n'oublions pas la 2e édition du Trophée l'Encrier maçonnique qui sera lancée dans le courant 2014.

A bientôt.

(photo ci-dessus "remise du trophée L'Encrier maçonnique". Photo Ouest-France)

(photos ci-dessous, Ouest France [vue des stands] et IMF-Bretagne)

Un bilan du Salon très satisfaisantUn bilan du Salon très satisfaisant
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Palmarès du Trophée L'Encrier Maçonnique

7 Avril 2013 , Rédigé par IMF-Bretagne Publié dans #IMF

Palmarès du Trophée L'Encrier Maçonnique

Le 6 avril 2013, en ouverture du 2e Salon maçonnique du Livre et de la Culture, le palmarès de la première édition du Trophée L'Encrier maçonnique (concours de nouvelles maçonniques) a été divulgué par son président du jury, Roger Dachez, également président de l'IMF :

1er Prix Corynn Thimeur pour Moi je crois en toi

2e Prix Pierre Malter pour Elisabeth Saint-Léger chez les Fils de la Lumière

3e Prix Stan Karko pour A la croisée des chemins

Chacun des trois lauréats a reçu des prix offerts par la Librairie Siloé/Chapitre.com de Laval.

La gagnante s'est également vue offrir le premier Trophée L'Encrier maçonnique.

Edité par Dervy, le recueil des onze meilleures nouvelles (sur les 44 reçues) est sorti pour le Salon de Rennes.

Rendez-vous dans 2 ans pour la seconde édition de ce concours.

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A la découverte des bières Sainte Colombe

5 Avril 2013 , Rédigé par IMF-Bretagne

A la découverte des bières Sainte Colombe

L'espace restauration du Salon proposera notamment des Bières Sainte Colombe. L'occasion de découvrir ce qui est aussi une belle aventure humaine.

Quelques années seulement ont suffi pour asseoir la notoriété de la brasserie Sainte-Colombe et la porter au pinacle des bières bretonnes et même au-delà des frontières d’Armor. Mais Sainte-Colombe, c’est d’abord une belle aventure humaine...

Gonny Keizer et son mari Henry Evert sont arrivés par hasard en Bretagne au début des années 90 de leur Hollande natale. Lui était dans l’agriculture, elle assistante en laboratoire. Les bières artisanales n’étaient pas encore à la mode.

Première femme-brasseur

Sur leur terre d’adoption, ils ont continué d’en brasser comme ils le faisaient déjà aux Pays-Bas, simplement pour eux. Par passion. Or très vite, un cercle de familiers de plus en plus large s’est montré séduit par ce goût nouveau et Gonny a décidé de se lancer dans une véritable fabrication là où ils vivaient et vivent toujours.

Ce fut chose faite en juillet 96, lorsqu’elle devint officiellement la première femme maître-brasseur en France depuis le renouveau des brasseries artisanales.

Au départ, Gonny a fabriqué seule sa bière ambrée : 400 l tous les 15 jours.

Et le succès étant au rendez-vous, la production n’a cessé de s’étoffer d’année en année.

En 2000, Henry a quitté l’agriculture pour se consacrer à son tour à la brasserie que son épouse ne pouvait plus assumer seule au regard de son essor.

Médaille d’or

Après l’ambrée, une blanche est apparue... En 2003, le Concours général agricole leur octroie une médaille d’or, première d’une longue série. Et aujourd’hui, ce sont huit bières qui sortent des cuves de la brasserie à raison de 3000 l par semaine. Huit bières auxquelles s’ajoutent les cuvées particulières comme les traditionnelles bières de Noël rousses et corsées, les bières d’hiver épicées ou les Grands Crus de fin d’année plus alcoolisés. Et ce n’est pas fini. Aujourd'hui, un whisky s'est même ajouté à la collection de bières.

Gonny et Henry sont aussi adhérents de l’association « de la terre à la bière » rassemblant 10 brasseries se fournissant en orge bio. Avec leurs 130 m2 de panneaux solaires, l’isolation cellulose, leur chauffage par granulé de bois, etc, il est clair que cette démarche environnementale n’a rien de fortuit.

À consommer avec modération,

La Landelle 35134 Sainte Colombe

www.brasserie-sainte-colombe.com

Ouvert aux particuliers le samedi

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